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Rentabilité

Demande de devis exclusive ou partagée : ce que ça change pour la rentabilité d'une entreprise de rénovation

Par Khaled Benbachir, fondateur d'AVYRA · Publié le · 5 minutes de lecture

Couverture de l'article : Une demande de devis exclusive ou partagée ?

Une demande de devis (un « lead », dans le vocabulaire des agences) partagée est envoyée à plusieurs entreprises à la fois. Une demande exclusive n'est envoyée qu'à vous. Ça change trois choses : combien d'entreprises vont rappeler la même personne, combien de temps vous avez pour gagner, et ce qu'un chantier signé vous coûte vraiment.

Cet article ne vous dit pas quoi acheter. Il vous donne le calcul et les questions à poser pour juger vous-même, que vous achetiez des demandes ou que vous fassiez venir les vôtres.

Ce qui distingue vraiment les deux

CritèreDemande partagéeDemande exclusive
Qui la reçoitplusieurs entreprises à la foisune seule
Qui rappelletout le monde, en même tempsvous
Ce que la personne faitcompare, souvent plusieurs deviséchange avec vous d'abord
Votre levierla vitesse, puis le prixla relation, la visite, le devis
Votre risqueperdre la coursepayer pour un tri insuffisant

Le mot « exclusif » ne garantit pas la qualité. Il garantit que vous n'êtes pas seul sur la demande. Si la personne est hors zone, ou ne voulait qu'un prix, elle ne signera pas davantage chez vous.

Le calcul à faire avant d'acheter

Coût d'un chantier signé = dépense totale ÷ nombre de chantiers signés

Prenez un lot de demandes, suivez-les jusqu'au bout, et comptez les chantiers signés. Voici deux exemples de lecture :

CritèreDemandes partagéesDemandes exclusives
Prix payé par demande40 €60 €
Nombre de demandes achetées2020
Dépense totale800 €1 200 €
Chantiers signés24
Coût d'un chantier signé400 €300 €

Ces valeurs sont des exemples pour illustrer le calcul. Ce ne sont pas des résultats.

Un prix par demande plus élevé peut donner un chantier moins cher. L'inverse est possible aussi : tout dépend de ce que vous signez, avec votre rapidité et vos devis. Pour savoir ce que vaut une demande chez vous, le simulateur vous demande trois chiffres que vous connaissez déjà : demandes par mois, taux de signature, montant moyen d'un chantier.

N'oubliez pas, dans le calcul, ce que ces chiffres ne contiennent pas : votre temps à rappeler, à vous déplacer, à chiffrer. Un devis gratuit n'est gratuit que pour celui qui le demande.

La course au rappel

Sur une demande partagée, plusieurs entreprises appellent la même personne dans la même heure. La première qui décroche prend de l'avance. La dernière arrive quand la personne a déjà un rendez-vous ailleurs. C'est pour cela que la vitesse de rappel compte plus que tout sur ce modèle : voir rappeler une demande de devis en moins de 5 minutes.

Sur une demande exclusive, il n'y a pas de course. Mais il reste une règle : une demande qui attend refroidit.

Les sept questions à poser avant d'acheter des demandes

À n'importe quel vendeur de demandes de devis, plateforme ou agence :

  1. Combien d'entreprises reçoivent la même demande ? Le chiffre exact, pas « quelques-unes ».
  2. Qu'est-ce qui est vérifié avant l'envoi ? Le numéro de téléphone, la commune, le projet, ou rien ?
  3. Que se passe-t-il si la personne est injoignable, ou n'a rien demandé ? Remplacement, remboursement, ou rien ?
  4. Combien de temps entre la demande et sa transmission ? Une demande qui arrive 24 heures plus tard a déjà été rappelée par d'autres.
  5. La personne a-t-elle accepté d'être contactée par vous, et pouvez-vous le prouver ? C'est une question de respect de la personne autant que de règle.
  6. Qui garde les données ? Pouvez-vous les réutiliser ? Le vendeur les revend-il ?
  7. Qu'est-ce qui est facturé exactement ? La demande envoyée, la demande « qualifiée », la demande rappelée ? La définition change tout au calcul.

Quelqu'un qui répond clairement à ces sept questions mérite d'être regardé. Quelqu'un qui esquive vous donne déjà une information.

Tester avant de s'engager : un lot pilote

Avant de signer un contrat ou de payer un gros volume, faites un lot d'essai et décidez à l'avance de ce que vous accepterez.

  1. Fixez la règle avant de commencer : le coût maximal d'un chantier signé que vous acceptez. Sans cela, on se persuade après coup que « ça va ».
  2. Achetez un petit lot, une vingtaine de demandes, pas davantage.
  3. Suivez chaque demande jusqu'au bout : rappelée ou non, en combien de temps, rendez-vous, devis, signé, raison du refus. Le classeur gratuit est fait pour ça.
  4. Comptez : dépense totale ÷ chantiers signés.
  5. Comparez à votre règle de départ, et à ce que vous coûte un chantier venu autrement.

Une vingtaine de demandes donnent un ordre de grandeur, pas une preuve : trois chantiers de plus ou de moins changent la lecture. Si le résultat est à la limite, relancez un second lot avant de conclure.

Quand une demande partagée reste rentable

Je ne dis pas que le partagé est toujours une mauvaise affaire. Il peut tenir quand :

Dans tous ces cas, le calcul ci-dessus vous le dira : refaites-le avec vos chiffres.

Ce qui change quand la demande est générée pour vous

Faire venir ses propres demandes, c'est le principe d'AVYRA : chaque demande est exclusive, elle n'arrive que chez vous. Ce n'est pas un meilleur modèle dans tous les cas, c'est un autre :

Ça ne convient pas à une entreprise qui n'a pas de place pour des chantiers en plus, ou qui ne peut pas rappeler vite. Voici ce que je regarde avant de dire oui.

En résumé

  1. Jugez au coût d'un chantier signé, pas au prix d'une demande.
  2. Sur une demande partagée, la vitesse décide.
  3. Posez les sept questions avant d'acheter.
  4. Refaites le calcul avec vos chiffres : le simulateur.

Vous voulez en parler ?

Quelques questions, deux minutes, et je vous rappelle. Sans engagement.

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